À LA UNE

  • La créativité, c’est de l’intelligence en mouvement

    Le 28 mars 2026 a correspondu au lancement officiel du premier projet de l’OBNL H.A.R.M.O.N.I.E (Harmonie Africaine pour la Renaissance, la Mixité et l’Œuvre Nouvelle Interculturelle Écoresponsable). En amont de la date de l’événement, une équipe dévouée n’a ménagé aucun effort pour que les artistes et le public aient entière satisfaction de l’organisation. Très tôt, nous avons défini un champ d’action qui s’articule autour de la conception, de la coordination, de la gestion et de la communication. Conscients des hautes exigences de notre modèle stratégique, nous nous sommes entourés de partenaires tels que VR2GO (captation vidéo, drones, montage, marketing numérique), R Mag (visibilité médiatique, contenus éditoriaux) et Amira Sadouni(animation et coordination).

    Aujourd’hui, tout va si vite. Cette terrible réalité vient avec des contrecoups. Nous disposons davantage de moyens de communication comparativement à nos aïeux, mais à aucun moment de l’histoire, les esprits, les visions, les gouvernements, les sociétés, les familles et les individus n’ont été aussi divergents. Quel puissant paradoxe qu’une modernité caractérisée par une communication omniprésente et une réalité des liens de plus en plus amplifiés et raffermis entre l’Homme et la machine, et moins entre l’être humain et le monde qui l’entoure. La rationalité et le bon sens excluent totalement et brutalement cette logique.

    Ambitionnant de transformer et d’impacter, H.A.R.M.O.N.I.E. s’attache à créer activement des formats pensés comme des contre-feux à l’isolement, à l’éloignement et à la division. Sur les réseaux sociaux, par exemple, en plus de dérouler un narratif captivant, nous proposons à nos partenaires et à notre public un contenu visuel d’une qualité exceptionnelle, une communication à haute valeur ajoutée et une teneur rédactionnelle qui réconcilie esthétique, cohérence, efficacité et efficience. Tous ces points ont également été pris en considération pour l’élaboration de notre premier projet, pour lequel nous avons été bien éclairés en combinant deux formules qui offrent facilement une forte impression de différence et d’opposition.

    Le concert socioculturel multi-artistes du 28 mars, organisé par H.A.R.M.O.N.I.E., a, pour les artistes et nos autres précieux collaborateurs, pris l’allure d’une soirée vitrine professionnelle. Nous avons fait performer des artistes issus de différents univers (slam, poésie, hip-hop, deejaying, R&B, afrobeat, musique classique). Chacun des performeurs a bénéficié d’une scène professionnelle avec des conditions techniques hautement performantes.

    Quant au public, nous avons fait des pieds et des mains pour qu’il bénéficie d’un spectacle de haute facture, marquant, inoubliable et riche en sons et en couleurs. Au regard des retours que nous avons eus, et qui continuent d’affluer, nous pouvons dire sans ambages que le haut calibre de l’organisation, en combinaison avec la ferveur fortifiante du public et l’énergie magnétique des interprètes, ont sublimé et amplifié le bon déroulement du programme, aboutissant à une réussite totale de l’événement. Nous allons maintenant vous faire part d’un projet à venir (H.A.R.M.O.N.I.E. n’écarte pas la possibilité de programmer d’autres événements en amont).

    Projet artistique, culturel et numérique, Sessions Territoires Vivants, notre programme à venir, affiche l’ambition de mettre en lumière des artistes-musicien·ne·s issus du Canada et des diasporas africaines et alliées. Nous donnons la priorité aux artistes basés à Montréal dans la programmation de nos activités, une action qui implique forcément que tout le monde sera considéré. Montréal aura simplement la part belle.

    En quête d’originalité, de profondeur et d’esthétique, nous avons opté pour un format de rencontres intimistes avec, comme précieux support, des performances live acoustiques filmées dans des lieux emblématiques du territoire. Notre choix de modèle découle d’une recherche poussée incluant le visionnage de plusieurs heures d’émissions en ligne et une participation soutenue à plusieurs spectacles dans des petites salles. Nous avons également été inspirés par des formats tels que Tiny Desk, TIF Live Sessions ou les veillées musicales traditionnelles.

    Ce qui nous intéresse ici est ce que nous cherchons à proposer : une approche humaine, dépouillée et immersive. Cette direction nous semble très intéressante dans la mesure où elle permettra de maximiser l’écoute, d’intensifier et de fluidifier la transmission, et de faciliter et sublimer la rencontre entre l’artiste, le territoire et le public.

    Veuillez noter que notre vision de développement a été pensée pour s’étaler sur plusieurs saisons. En marge de cette annonce, nous avons, dans une démarche d’exploration profonde de notre environnement musical immédiat, lancé un diagnostic qui s’imposait. Notre regard s’est posé sur plusieurs failles, dont l’alarmante sous-représentation de nombreux artistes dans les circuits institutionnels. Dans une démarche constructive, nous mettons gratuitement à leur disposition un espace de création et d’expression libre et authentique (objectif artistique).

    Dans les objectifs fixés, nous ambitionnons, à travers Sessions Territoires Vivants, de valoriser des formes musicales acoustiques, hybrides et traditionnelles en dialogue avec les musiques actuelles. Nous sommes convaincus que le projet conduira à la fusion de publics différents et à une multiplication des connexions entre artistes, lieux et public.

    Pour le volet culturel et social, nous mettrons l’accent sur la diversité culturelle montréalaise à travers les récits, les parcours et les créations d’artistes issu·e·s de Montréal et des diasporas africaines et d’ailleurs. Dans la même foulée, nous comptons favoriser la médiation culturelle par l’entrevue, le contexte et l’intimité de la rencontre. Nous visons également la création de ponts entre mémoire, territoire, identité et création contemporaine.

    Nous avons également des objectifs professionnels et numériques. Nous voulons créer un contenu audiovisuel de qualité professionnelle, destiné à la diffusion numérique. En complément, nous annonçons le développement et le lancement futurs d’une chaîne YouTube dédiée, avec une stratégie de monétisation progressive. Nous avons aussi dans nos orientations la structuration d’un format exportable et reproductible (autres villes, saisons futures, collaborations internationales). Enfin, ce projet se veut évolutif, ancré dans l’humain, en fusion avec le territoire, en harmonie avec la création, avec une forte dimension de transmission et de rayonnement culturel.

    La rencontre, la performance, la transmission et l’écoute impliquent un mouvement qui reconnecte les personnes et les lieux, le passé, le futur et le moment présent, le présent et l’absent. La musique est définitivement l’un des plus beaux prétextes qui soit. Objectivement, les nombreux retours semblent indiquer que H.A.R.M.O.N.I.E. et ses partenaires ont fait feu et flamme pour le spectacle du 28 mars 2026. La victoire est belle, mais là n’est pas la destination ultime.

    À présent, nous sommes en route pour Sessions Territoires Vivants, avec une détermination infaillible, une ferveur incandescente et l’intention ferme d’aller aussi loin que nous le permettront nos pas. À travers cette émission, nous espérons valoriser les artistes locaux, la création de contenus durables, le rayonnement du territoire montréalais, le renforcement des liens entre les communautés et la structuration d’un format pérenne et monétisable. Nous n’écartons pas la possibilité de vous offrir d’autres programmes en amont. D’ici là, portez-vous bien. À très bientôt.

  • Résonance Urbaine : quand les styles se rencontrent et que la culture crée des ponts

    À Montréal, ville façonnée par les rencontres et la diversité culturelle, la création artistique naît souvent du croisement des influences. C’est dans cette dynamique qu’est née Résonance Urbaine, une soirée qui célèbre la rencontre entre les styles musicaux, les cultures et les publics. Porté par l’organisme H.A.R.M.O.N.I.E. (Harmonie Africaine pour la Renaissance, la Mixité et l’Œuvre Nouvelle Interculturelle Écoresponsable), cet événement s’inscrit dans une démarche de médiation culturelle, où la musique, la poésie et la performance deviennent des moyens de créer du dialogue et de rapprocher les communautés. Plus qu’un simple spectacle, Résonance Urbaine est pensé comme un espace de rencontre artistique, où différentes sensibilités se croisent pour former une harmonie collective.

    Une rencontre entre les styles et les univers

    Sur scène, plusieurs formes d’expression se rencontrent et dialoguent : afrobeat, hip-hop, R&B alternatif, slam contemporain et musique instrumentale. Le public pourra ainsi découvrir des univers artistiques variés, allant des sonorités afrobeat et hip-hop portées par Akama ou 10.10, aux influences R&B et alternatives explorées par Rosangeles. La poésie prendra également une place importante dans la soirée avec les performances de Koly Vahy et du slameur JSM l’Officiel, dont l’approche du slam se déploie dans une forme contemporaine mêlant spoken word et accompagnement musical. Dans cette configuration, la poésie se transforme en expérience scénique vivante, portée par des sonorités instrumentales et des influences afro. La soirée sera également ponctuée par des moments musicaux plus instrumentaux, notamment avec le pianiste Na Agnant, qui apportera une dimension acoustique et sensible à la programmation. L’ensemble de ces univers sera relié par l’énergie de la DJ Cat Glam, qui accompagnera les transitions musicales et prolongera l’expérience dans une ambiance festive. Dans cette diversité de styles et d’approches artistiques, Résonance Urbaine propose avant tout une rencontre entre les sensibilités et les imaginaires.

    La culture comme espace de dialogue

    À travers ce projet, l’organisme H.A.R.M.O.N.I.E. défend une conviction simple : la culture peut rapprocher les gens. Les artistes réunis lors de cette soirée viennent d’horizons culturels différents et portent chacun des histoires singulières. En les réunissant sur une même scène, Résonance Urbaine devient un lieu où ces univers se rencontrent et dialoguent. Dans une ville comme Montréal, où se croisent des communautés venues du monde entier, ces moments de rencontre artistique participent à construire un espace de partage et de compréhension mutuelle. La médiation culturelle prend ici tout son sens : l’art devient un langage commun capable de créer des ponts entre les individus et les cultures.

    L’art au service d’un impact social

    Au-delà de la dimension artistique, Résonance Urbaine s’inscrit dans une vision portée par H.A.R.M.O.N.I.E. : utiliser la création culturelle comme vecteur de transformation positive. Les événements organisés par l’organisme contribuent à soutenir et financer des projets artistiques et solidaires. Un exemple concret est le projet musical Room 221, réalisé par le collectif Galsen Jazzpera, dont une partie des retombées a permis de soutenir une initiative caritative destinée à venir en aide à des enfants en situation de vulnérabilité. Dans cette perspective, les soirées comme Résonance Urbaine participent à créer un cycle vertueux, où l’art peut contribuer à soutenir d’autres projets culturels et sociaux.

    Une initiative appelée à grandir

    Cette première édition marque le début d’une initiative appelée à évoluer. Pensée comme un format reproductible, Résonance Urbaine pourrait être organisée régulièrement afin de continuer à soutenir les artistes émergents, encourager les rencontres interculturelles et développer de nouveaux projets artistiques. À travers cette démarche, H.A.R.M.O.N.I.E. souhaite contribuer à construire un espace où créativité, diversité et solidarité peuvent se renforcer mutuellement, dans une vision tournée vers un meilleur vivre-ensemble.

    Informations sur l’événement

    📍 Lieu : Coop ECTO

    📅 Date : 28 mars

    🕖 Heure : 19h

    🎟️ Billets disponibles en prévente.

    https://www.zeffy.com/fr-CA/ticketing/urban-resonance

  • Hamza a braqué le game avec « Toxic » (feat. Rema) — Et si c’était lui, le numéro 1 du rap francophone ?

    On ne l’a pas vu venir. Peut-être parce qu’il ne mesure pas deux mètres — rires — mais surtout parce que Hamza n’a jamais eu besoin d’en faire trop pour asseoir sa domination. Loin des clichés de la virilité ostentatoire du rap français, le Saucegod a préféré affûter ses armes dans l’ombre : la mélodie, la maîtrise des codes musicaux mondiaux, et ce franglais devenu sa signature planétaire.

    Et aujourd’hui, il vient de braquer le game. « Toxic », en featuring avec Rema, n’est pas qu’un banger de plus dans sa discographie. C’est un tournant historique, une démonstration de force, un moment charnière dans l’histoire du rap francophone.

    Une connexion légendaire : Hamza x Rema

    Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore (vraiment ?), Rema est une superstar mondiale de l’Afrobeat, notamment connu pour son hit planétaire Calm Down en duo avec Selena Gomez. On parle de plus d’un milliard de vues sur YouTube, de tournées mondiales, d’un son qui fait danser de Lagos à Dubaï, de Los Angeles à Abidjan.

    Dans Toxic, Hamza ne se contente pas d’inviter une star. Il entre dans le terrain de jeu de Rema, l’Afrobeat — ou du moins sa zone d’influence — et lui répond avec une maîtrise hallucinante du dancehall, la racine directe de ce style en vogue.

    Une masterclass dancehall… signée Hamza

    Oui, le couplet d’Hamza est un masterclass technique et culturel. On est ici très loin du simple feat marketing. Hamza déroule un flow dancehall digne des plus grands, enchaînant gimmicks, références, placement rythmique et aisance vocale avec un naturel déconcertant :

    > “Hey murder, ton pussy appelle la police pour un murder / La marijuana que je fume vient de Meuda…”

    Murder murder”, clin d’œil aux refrains classiques de Chaka Demus ou Beenie Man.

    Meuda”, verlan d’Amsterdam, capitale sacrée du cannabis, pilier symbolique de la culture reggae/dancehall.

    Eliantte”, référence aux joailliers du rap US, symbole de l’ascension dans le rap mondial.

    C’est fin, c’est technique, c’est puissant. Hamza ne se contente pas de rapper, il incarne la vibe, et réussit le tour de force de rivaliser avec le prince de l’Afrobeat sur son propre terrain. Peu d’artistes francophones ont réussi cet exploit.

    Le boss des mélodies

    Ceux qui suivent Hamza depuis 1994, Paradise ou Santa Sauce le savent : il est un tueur en mélodies depuis le début. Sa capacité à créer des ambiances sensuelles, nocturnes, aériennes n’a pas d’équivalent en France.Et Toxic le prouve encore une fois : il assure le refrain avec une aisance désarmante, quelque part entre le RnB des années 2000 et une pop urbaine futuriste. Certains y verront du Matt Houston, d’autres du Tory Lanez… mais c’est bien Hamza qu’on entend, et lui seul.

    Hamza : l’artiste le plus complet du rap francophone ?

    On a posé la question à un collègue : qui est le boss actuel du rap FR ? Il nous a répondu SDM. Ok. SDM, gros vendeur, charisme alpha, poids lourd du moment. Mais soyons sérieux : musicalement, Hamza est d’un autre niveau.

    En termes de mélodie, c’est le patron.

    En termes de franglais maîtrisé, il ouvre des portes que d’autres n’osent même pas pousser.

    En termes de versatilité, il est capable d’alterner entre RnB, trap, drill, afro, dancehall, sans forcer.Et surtout : il parle au monde entier. Là où d’autres sont rois dans leur département, Hamza joue dans la ligue internationale.

    Un seul bémol : où est l’album « référence » ?

    Malgré une discographie riche en classiques, il manque encore à Hamza l’album qui met tout le monde d’accord. Celui qui viendra clore le débat, poser la couronne sur sa tête, et faire taire ceux qui disent, à raison parfois, que Hamza est surtout un génie du feat.Mais après Toxic, cette critique semble de plus en plus obsolète. Parce qu’avec ce son, Hamza n’a pas juste invité Rema. Il l’a rejoint, dominé, transcendé. Ce feat est un jalon, une pierre blanche sur la route vers le statut de légende.—Alors, c’est qui le vrai patron ?Le rap français a connu des rois, des empereurs, des météores. Booba, Gims, Damso, Ninho… chacun a régné à sa manière. Mais en 2025, dans le présent immédiat, le numéro 1, c’est peut-être bien Hamza.Et vous, qu’en pensez-vous ? Est-ce que « Toxic » est la preuve ultime que Hamza mérite la couronne ? Est-ce que l’industrie est prête à reconnaître la valeur d’un artiste qui n’élève pas la voix mais élève la musique ?

    Article signé par Mac Keys pour HarmonieCulture.com

  • DIALA DIAMA – Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas – Une rencontre entre Essaouira, Marseille et Dakar.

    DIALA DIAMA – Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas – Une rencontre entre Essaouira, Marseille et Dakar.

    En ce début 2025, un vent chaud souffle depuis les côtes atlantiques marocaines. Il apporte avec lui des sons organiques, une voix habitée, et des textures électroniques portées par un souffle nouveau. Ce projet, c’est DIALA DIAMA, un duo né de la rencontre entre Mame Cheikh, chanteur et compositeur sénégalais, et Norman, producteur français connu sous le nom de Koldd. À travers leur premier album « Dyeguëma », ils nous livrent un univers intime, libre et résolument contemporain. Entrevue croisée avec les deux artistes.

    Comment s’est faite votre rencontre ?

    Mame Cheikh : C’était début 2024, dans un restaurant sénégalais à Essaouira. Norman traversait une période compliquée et était venu manger un bon thiéb. On a commencé à discuter, et très vite, la musique est devenue le centre de la conversation. On a vu qu’on vibrait pour les mêmes choses.

    Norman : J’avais installé mon home studio à Essaouira pour explorer de nouvelles sonorités. Cette rencontre avec Cheikh, c’était inattendu, mais évident. La musique a tout de suite circulé entre nous.

    Que signifie “DIALA DIAMA” ?

    Mame Cheikh : C’est une expression wolof qui veut dire : « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ». L’idée que les apparences ne disent pas tout, que l’un a besoin de l’autre pour révéler sa valeur. C’est très symbolique pour nous deux, un Africain et un Européen qui créons ensemble.

    Comment avez-vous travaillé sur l’album “Dyeguëma” ?

    Norman : On a passé un an à enregistrer, improviser, expérimenter. On s’est entouré d’amis musiciens comme Bertrand aux percussions, Victor et Clément, qui nous ont beaucoup aidés à structurer le projet. L’album a été conçu entre Essaouira et Marseille, en sessions très libres, toujours guidées par l’émotion.

    Mame Cheikh : Moi, j’ai l’habitude de composer à la guitare. J’adore partir de là. Chaque morceau de Dyeguëma raconte quelque chose – l’amour, la détermination, l’harmonie. Ce sont des messages pour toutes et tous, au-delà des couleurs ou des origines.

    Comment définiriez-vous votre style musical ?

    Mame Cheikh : Je viens du Sénégal, j’ai grandi avec les traditions, mais aussi le hip hop. J’ai travaillé avec des artistes au Mali, au Maroc, avec Galsen Jazzpera aussi. J’essaie de chanter ce que je vis, dans mes langues. Ce qui compte, c’est que ça parle au cœur.

    Norman : C’est un blues du désert, traversé par les vents de l’Atlantique. On est quelque part entre le dub, l’électronica, la folk minimaliste. Mais on évite les clichés de la « fusion ». On veut du contraste, pas du collage.

    Et la scène, c’est pour bientôt ?

    Mame Cheikh : Oui ! Le live, c’est là où notre énergie prend vraiment vie. On veut faire vibrer le public, partager ce message d’unité et de beauté simple. Jouer en Afrique, en Europe, dans les grands festivals, ce serait un rêve.

    Un mot de la fin ?

    Norman : On espère que Dyeguëma touchera les gens autant qu’il nous a touchés. Merci à toute l’équipe, et à ceux qui nous soutiennent depuis le début.

    Mame Cheikh : Merci aussi à Galsen Jazzpera, et à tous ceux qui croient en la musique comme langage universel. Ce n’est que le début.

    Instagram : @dialadiama