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  • DIALA DIAMA – Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas Une rencontre entre Essaouira, Marseille et Dakar Par Mac Keys – Galsen Jazzpera

    DIALA DIAMA – Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas Une rencontre entre Essaouira, Marseille et Dakar Par Mac Keys – Galsen Jazzpera

    En ce début 2025, un vent chaud souffle depuis les côtes atlantiques marocaines. Il apporte avec lui des sons organiques, une voix habitée, et des textures électroniques portées par un souffle nouveau. Ce projet, c’est DIALA DIAMA, un duo né de la rencontre entre Mame Cheikh, chanteur et compositeur sénégalais, et Norman, producteur français connu sous le nom de Koldd. À travers leur premier album « Dyeguëma », ils nous livrent un univers intime, libre et résolument contemporain. Entrevue croisée avec les deux artistes.

    Comment s’est faite votre rencontre ?

    Mame Cheikh : C’était début 2024, dans un restaurant sénégalais à Essaouira. Norman traversait une période compliquée et était venu manger un bon thiéb. On a commencé à discuter, et très vite, la musique est devenue le centre de la conversation. On a vu qu’on vibrait pour les mêmes choses.

    Norman : J’avais installé mon home studio à Essaouira pour explorer de nouvelles sonorités. Cette rencontre avec Cheikh, c’était inattendu, mais évident. La musique a tout de suite circulé entre nous.

    Que signifie “DIALA DIAMA” ?

    Mame Cheikh : C’est une expression wolof qui veut dire : « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ». L’idée que les apparences ne disent pas tout, que l’un a besoin de l’autre pour révéler sa valeur. C’est très symbolique pour nous deux, un Africain et un Européen qui créons ensemble.

    Comment avez-vous travaillé sur l’album “Dyeguëma” ?

    Norman : On a passé un an à enregistrer, improviser, expérimenter. On s’est entouré d’amis musiciens comme Bertrand aux percussions, Victor et Clément, qui nous ont beaucoup aidés à structurer le projet. L’album a été conçu entre Essaouira et Marseille, en sessions très libres, toujours guidées par l’émotion.

    Mame Cheikh : Moi, j’ai l’habitude de composer à la guitare. J’adore partir de là. Chaque morceau de Dyeguëma raconte quelque chose – l’amour, la détermination, l’harmonie. Ce sont des messages pour toutes et tous, au-delà des couleurs ou des origines.

    Comment définiriez-vous votre style musical ?

    Mame Cheikh : Je viens du Sénégal, j’ai grandi avec les traditions, mais aussi le hip hop. J’ai travaillé avec des artistes au Mali, au Maroc, avec Galsen Jazzpera aussi. J’essaie de chanter ce que je vis, dans mes langues. Ce qui compte, c’est que ça parle au cœur.

    Norman : C’est un blues du désert, traversé par les vents de l’Atlantique. On est quelque part entre le dub, l’électronica, la folk minimaliste. Mais on évite les clichés de la « fusion ». On veut du contraste, pas du collage.

    Et la scène, c’est pour bientôt ?

    Mame Cheikh : Oui ! Le live, c’est là où notre énergie prend vraiment vie. On veut faire vibrer le public, partager ce message d’unité et de beauté simple. Jouer en Afrique, en Europe, dans les grands festivals, ce serait un rêve.

    Un mot de la fin ?

    Norman : On espère que Dyeguëma touchera les gens autant qu’il nous a touchés. Merci à toute l’équipe, et à ceux qui nous soutiennent depuis le début.

    Mame Cheikh : Merci aussi à Galsen Jazzpera, et à tous ceux qui croient en la musique comme langage universel. Ce n’est que le début.

    Instagram : @dialadiama